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24 avril > 03 juin 2007
Comédie (démence soviético-tsariste)- 1h45 sans entracte
mardi, mercredi, vendredi 20h30 - samedi, jeudi 19h30 - dimanche 15h30 - extrait vidéo

Le Mandat
de Nicolaï Erdman - Mise en scène Stéphane Douret

Avec Gwendal Anglade, Romain Cottard, Olivia Dalric, Julie Jacovella, Paul Jeanson, Yves Jégo, Françoise Lépine, Claire Nadeau, Agnès Ramy, Antoine Rosenfeld et les musiciens du groupe Pad Brapad Moujika : Mathieu Boccaren, Adrien Chevalier, David Fischer, Fred Fruchart et William Pigache.

Assistant à la mise en scène Olivier Fredj Traduction Jean-Philippe Jaccard Création textile et costumes May Katrem Décor Malika Chauveau Lumière James Angot Musique Mathieu Boccaren pour Pad Brapad Moujika Stagiaire scénographie Sébastien Bertholet.

Blagoucha, banlieue de Moscou, 7 ans après la révolution russe.
Dans l'espace confiné d'un appartement communautaire, les tentatives désespérées de deux familles bourgeoises pour trouver un sens à un monde nouveau que, vraiment, elles ne comprennent plus...

Le Mandat est une pièce rare. Et irrésistiblement drôle.
Inspiré autant par le vaudeville français que par Gogol et Tchekhov, Erdman écrit cette pièce à 24 ans, 7 ans après la révolution russe. Interdite par les autorités soviétiques jusqu'en 1987 et quasiment jamais jouée en France, cette comédie politique ne défend pas une idéologie plutôt qu'une autre mais laisse entrevoir au spectateur d'aujourd'hui quelques inquiétudes prémonitoires.
 
Et l’on en rit. On rit des élucubrations de ces deux familles bourgeoises, entraînées malgré elles dans la faillite tragi-comique d'une grotesque conspiration contre le pouvoir soviétique. On rit de les voir se débattre dans l'avalanche de quiproquos et de situations invraisemblables qu'elles ont elles-mêmes provoqués. Et le rire se fait grinçant face à l'aveuglement d'une société qui, avant comme après une révolution, oublie l'existence d'une partie de ses membres. 

C'est le sens dans lequel nous avons travaillé avec les douze comédiens qui interprètent le spectacle : fidèles à l'esprit dans lequel Erdman a écrit la pièce en 1924, nous avons voulu mettre en scène un univers ludique, poétique et burlesque, dans lequel se côtoient sans cesse le drame le plus profond et la farce la plus échevelée.
La présence des cinq musiciens du groupe Pad Brapad Moujika vient apporter une folie et une dynamique supplémentaires au rythme effréné de cette comédie.
Afin que le propos politique mais surtout humain de la pièce n'en soit que plus fort.

Production L'Omnibus avec le soutien de la Spédidam et de l’Adami. Spectacle créé en partenariat avec le Théâtre des Salorges (Noirmoutier). Adaptation d'après le texte édité aux Éditions l'Âge d'Homme. Coréalisation Théâtre 13.